Défis relevés !

Zakary m’a récemment demandé d’écrire une histoire d’espion… Pff ! Trop facile, me suis-je dit ! J’ai donc jumelé son défi avec celui de Raphaëlle, qui elle voulait que j’utilise les mots « incorporation », « exfoliation », « surpeuplé(e) » et « cheminement ». Ouf ! Ça se corse… Mais je suis tout de même parvenue à écrire cette histoire dans laquelle il y a beaucoup plus d’humour que d’aventures !

Bonne lecture !

Matt Rouvelcoupab et l’espionne Pythone

J’ai à peine ouvert la porte de mon bureau d’agent secret que déjà j’entends le téléphone beugler. Sûrement  un nouveau client… J’espère qu’il aura mieux à me proposer que la recherche d’un chaton égaré ou d’un pigeon à éliminer !

–          Matt Rouvelcoupab à l’écoute !
–          Monsieur Rouvelcoupab, je suis Yvon Gagné, l’entraîneur des Zébus, l’équipe de foot de l’université de Saint-Rodrigue, quatre fois champions de la coupe Long-œil. nous avons besoin de vos services pour une mission de la plus haute importance. Nous soupçonnons une de nos cheerleaders d’être une espionne engagée par l’équipe des Pythons afin de connaître nos stratégies. Vous intégrerez donc l’équipe de cheerleaders pour découvrir qui est la traîtresse…
–          Quoi ? Moi dans une équipe de cheerleaders ?
–          Parfaitement.
–          De pompom girls ?
–          Exactement.
–          De meneuses de claques ?
–          Précisément.

Ai-je vraiment tant besoin de ce contrat ? Mon regard se pose alors sur mon ordinateur brisé, puis sur le plafond qui fuit. Comme le mandat de monsieur Gagné s’accompagne d’un très gros chèque, j’accepte d’une petite voix.

Dans le palmarès de mes missions humiliantes, cette incorporation de l’équipe de pompom girls arrive juste après mon intrusion dans le festival de la gourgane déguisé en Goury, la grosse mascotte verte.

Monsieur Gagné raccroche, après m’avoir donné ses dernières directives : j’assisterai à la pratique des filles en jupette après-demain. J’ai une semaine pour découvrir derrière quels pompons se cache la coupable.

Dans des temps durs comme celui-ci, il est toujours bon d’avoir un ami à qui se confier. Je me rends donc chez mon plus vieux copain : Joe Zerètoudire.

–          Mais voyons, Matt, y as-tu pensé ? Tu vas être sous une pyramide de filles en jupette… C’est la chance de ta vie mon vieux !

Hum… Je n’avais pas vu les choses ainsi, en effet. Cette mission sera peut-être plus plaisante que prévu, finalement ! Alors que mon habituel positivisme est revenu, Estelle Tic, la blonde esthéticienne de Joe, vient mettre son grain de sel.

–          Mais voyons Matt, y as-tu pensé ? Tu ne vas tout de même pas te présenter à un entraînement de cheerleaders avec cette tête-là ! Ce serait beaucoup trop louche ! Il faudrait que tu sois un peu plus… féminin…
–          Estelle, je ne vais tout de même pas me déguiser en fille !

Joe se range alors de l’avis de sa copine.

–          C’est vrai que tu as l’air de tout sauf d’un pompom boy…

Je soupire et dis :

–          Que proposes-tu, Estelle ?
–          Ton visage a besoin d’une bonne exfoliation, tes cheveux, d’une coupe et tes sourcils d’une légère épilation.

Elle va me transformer… en fille ? Au secours ! Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour une mission…

***

Grâce aux bons soins d’Estelle, le surlendemain, j’ai une vraie tête de mannequin international, alors que je me rends à l’entraînement des cheerleaders des Zébus de Saint-Rodrigue. J’entre dans le vestiaire des garçons, qui est loin d’être surpeuplé. En fait, un seul autre gars s’y trouve. Il a l’air si enthousiaste que je suis étonné qu’il ne se présente pas en mimant chacune des lettres de son nom. J-I-M-M-Y : Jimmy !

Une fois vêtu d’un uniforme où figure un gros zébu entouré d’étoiles, je suis Jimmy jusqu’au gymnase où nous attendent les filles. Elles semblent identiques dans leur costume. De plus, elles ont les mêmes cheveux blond doré retenus en queues de cheval, attachées par des rubans rouges. Toutes en fait, sauf l’une, une demoiselle à la tignasse noire. Mon flair d’agent secret est aux aguets : elle est louche… Serait-elle l’espionne pythone ?

Durant toute la pratique, je ne la quitte pas des yeux. Je suis si peu attentif aux acrobaties de mes partenaires que j’échappe tour à tour Stacy, Nancy, Daisy, Suzy et Pénélope. La mystérieuse fille aux cheveux d’ébène semble aussi peu concentrée que je le suis. En fait, elle n’a pas l’air de très bien connaître les chorégraphies…

Alors que je suis perdu dans mes réflexions, une voix me ramène à l’ordre, celle de Stacy. À moins qu’il ne s’agisse plutôt de Suzy ? Peu importe, son « Attention crétin ! », me remet les idées en place. J’attrape Daisy (ou Nancy) à la dernière seconde, dans un étonnant mouvement acrobatique. La manœuvre est si impressionnante que toutes les filles m’applaudissent. Wow ! J’ai peut-être un talent caché…

Plus l’entraînement avance, plus je me découvre des aptitudes. Je fais virevolter les demoiselles comme pas un ! J’en oublie un instant l’espionne, mais ma mission me revient en tête à la fin de la pratique, alors que la queue de cheval noire regagne le vestiaire. Je suis son cheminement du regard, cherchant une stratégie pour lui faire avouer la vérité. À cet instant, l’entraîneuse nous demande, à Daisy, Stacy et à moi de rester un moment.

–          J’aimerais que l’on pratique un mouvement spécial tous les trois.
–          Mais… je dois rejoindre Bobby Lejoueurvedette !
–          Ça devra attendre un instant, Stacy !

L’entraîneuse nous enseigne l’enchaînement, que nous recréons sans trop de mal. Soudain, en faisant pirouetter Stacy, j’aperçois un tatou sur sa cuisse. Un Zébu ? Non ! Un python ! Vicky n’y est donc pour rien ! Ma mission serait-elle déjà terminée ? On dirait bien que oui…

Une partie de moi est très heureuse en remettant un dossier contenant toutes mes observations à Yvon Gagné. Mais je dois avouer que je suis quand même triste de perdre mon poste de cheerleader. J’étais si talentueux ! J’offre à monsieur Gagné de participer à la finale de la coupe Long-œil avec les autres meneuses de claques, mais il refuse.

–          Par contre, Monsieur Rouvelcoupab, si vous tenez tant à encourager notre équipe, nous aurions un boulot pour vous…

C’est ainsi que j’ai pu assister à la victoire des Zébus sur les Pythons, dans le costume de leur mascotte, Zébou le Zébu !

J’attends vos commentaires !

Voici le défi lancé par le groupe de lecture de madame Josée :

Une fille
Elle a 8 ans, les cheveux bruns et doux.Ses yeux sont bleus.  Elle est petite. Elle peigne bien ses cheveux et est charmante.  Elle n’aime pas les fleurs et a de la difficulté à faire un jardin

Une sirène
Elle a les cheveux blonds avec des frisettes avec des frisettes et elle a une belle queue bleue.    Elle est super cool.  Elle a 13 ans.  Elle va souvent sur le rocher.  Elle vient de l’océan magique.  Elle est maladroite.  Elle a des pouvoirs magiques.
 
Un poisson
C’est un poisson-clown.  C’est un enfant et il est tout petit.  Il est orange et blanc Il a les yeux bleus et il a de longs cheveux roses.  Il n’est pas beau car sa bouche est croche. Il a de belles dents Il aime beaucoup manger, surtout du chocolat.  C’est un enfant et il est tout petit.  Il a les yeux bleus et il a de longs cheveux roses.  Il est souriant.  Il est super énervé à cause du chocolat et il parle toujours. Sa couleur préféré est le vert.  Il est gentil, très gaffeur et très peureux.  Il n’aime pas faire du sport, il préfère lire et écrire.  Il fait difficilement le ménage. Il a de la difficulté à dessiner.  Il porte des lunettes. 

Derrière le jardin

Lily, une fillette de huit ans, vivait dans une énorme maison, avec ses parents, ses 46 poupées, ses 62 ours en peluche et des centaines de jeux sur l’ordinateur de son papa. Pourtant, Lily s’ennuyait à mourir ! Elle aurait tant aimé avoir un petit frère ou une grande sœur avec qui jouer… Si au moins Lily avait pu courir dans son immense cours, mais c’était impossible, sa mère était si folle des fleurs qu’elle en avait planté PARTOUT ! Lily, elle, détestait les fleurs. Elles ne servaient à rien. Quand la jeune fille regardait par la fenêtre, c’est tout ce qu’elle voyait à perte de vue. Un jour, sa mère lui avait laissé un petit coin pour qu’elle y cultive des carottes et des tomates, mais Lily n’avait pas le pouce vert. Rien n’avait percé la terre devenue sèche et craquelée. Tout ceci la rendait très malheureuse !

Lily en eut un jour assez de toutes ces fleurs. Sans se faire remarquer par ses parents, elle se glissa dans la serre et elle attrapa des cisailles. Puis, elle courut jusqu’à une bordure fleurie. Elle se contenta d’abord de piétiner les fleurs sur son chemin. Plus loin, les herbes étaient plus hautes. Elle se servit alors des cisailles pour couper celles-ci, se frayant ainsi un sentier. Plus elle avançait, plus les plantes étaient grandes. Certaines la dépassaient de près d’un mètre ! Lily marcha durant ce qui lui parut être des heures, jusqu’au moment où, en coupant de très longues tiges, elle atteignit le bout de son jardin. Là, elle découvrit une chose incroyable : derrière la vilaine végétation se trouvait… la mer !

La fillette s’installa sur un rocher. Le paysage était magnifique et l’air salé était doux sur son visage. Elle se déchaussa et plongea ses pieds dans l’eau froide. Tout à coup, quelque chose lui chatouilla les orteils. Elle baissa les yeux et découvrit d’abord une chevelure rose. Sous ces cheveux se cachait un drôle de petit poisson à lunettes, orange et blanc. Lily le salua. Le poisson répondit, d’abord timidement, mais en prenant vite de l’assurance :

–       Salut, moi c’est Bip. Toi, tu t’appelles comment ? Et d’où viens-tu, je ne t’ai jamais vu ici ! Tu n’aurais pas un petit morceau de chocolat, par hasard ? Moi, j’aime le chocolat. J’adore le chocolat. Je ne peux pas vivre sans chocolat… Si tu me donnes du chocolat, en échange, je pourrais faire ton portrait !

Le poisson poursuivit son monologue sans que Lily ne puisse répondre. Bip l’amusait beaucoup. Elle le laissa babiller ainsi jusqu’à ce qu’une autre voix se fasse entendre :

–       Biiiiip ! Cesse de jacasser comme un perroquet de mer ! Tu m’empêches de réfléchir.

Bip dit, à l’intention de Lily :

–       Elle, c’est ma sœur adoptive Èva.

Apparut alors à la surface de l’eau la tête d’une fille d’une douzaine d’années. Lily n’avait jamais vu d’aussi beaux cheveux blonds et bouclés ! La sirène se hissa sur un rocher près de Lily. C’est alors que la fillette remarqua qu’Èva pleurait.

–       Ça va mal, ça va mal, ça va maaaaal !

–       Quelle gaffe as-tu encore fait, grande sotte ? s’enquit Bip.

–       J’ai percé la grande muraille de coraux. J’ai voulu la réparer grâce à mes pouvoirs magiques, mais j’ai fait apparaître un autre type de corail beaucoup plus sombre et piquant, une espèce inconnue ! Le Beeeeeau Julo s’est approché trop rapidement et il s’est piqué le bout de la queue. Il s’est empoisonné !

–       Julo est mort ?

–       Non, mais…

–       Julo va mourir ?

–       Non, mais un troisième œil est apparu dans son front ! J’ai tenté de l’aider, mais je me suis trompée de formule et maintenant, il a la bouche aussi croche que toi, Bip.

–       Merci de me le rappeler…

Lily suivait la conversation en tentant tant bien que mal d’en comprendre tous les détails. Comme elle aurait aimé venir en aide à ses nouveaux amis ! Mais il se faisait tard, et comme elle ne voulait pas inquiéter ses parents, elle entra chez elle en promettant à Èva et à Bip de revenir le lendemain.

En entrant chez elle, elle raconta sa rencontre à ses parents, qui dirent une fois de plus qu’elle avait beaucoup trop d’imagination.

–       Voyons, Lily ! Une sirène et un poisson aux cheveux roses ! Qu’est-ce que tu vas inventer là ! D’ailleurs, je n’aime pas beaucoup que tu ailles jouer près de l’océan. C’est très dangereux là-bas ! Pourquoi ne cultiverais-tu pas plutôt ton petit coin de jardin ? Je pourrais te donner un coup de main…

Lily haussa les épaules et n’ajouta pas un mot de tout le repas. Puis, une fois son dessert avalé, elle alluma l’ordinateur de son père et fit une recherche sur Internet. Elle lut tout ce qu’elle put trouver sur les coraux, jusqu’à ce qu’elle tombe enfin sur l’information qu’elle cherchait. Le corail Ibiminus Graminilis, d’une teinte sombre, possédait des épines chargées d’un poison déformant. Lily tenta ensuite de trouver un antidote. « La seule façon de guérir une personne qui se serait piquée sur le corail Ibiminus Graminilis, serait de lui faire boire un mélange d’eau de mer, de pétales de rose et de feuilles de muguet ». De la rose et du muguet ? Il y avait tout ça dans le jardin !

Le lendemain matin à la première heure, Lily sauta de son lit, dévala l’escalier et courut jusqu’au jardin. Elle cueillie quelques roses et le feuillage de muguet. Elle glissa le tout dans une bouteille qu’elle avait apportée avec elle. Elle passa ensuite par le sentier qu’elle avait créé, avançant jusqu’à la mer. Èva et Bip l’attendaient, tout près du même rocher que la veille.

–       Èva, j’ai trouvé la solution à ton problème !

–       Vraiment ?

Les yeux de la sirène devinrent brillants d’espoir. Lily ajouta de l’eau de mer à son mélange de plantes et elle secoua vigoureusement le contenant. Elle tendit l’antidote à Èva et lui recommanda d’en faire boire à Julo.

–       Si ça fonctionne, je ferai tout ce que tu voudras !

À ces mots, la belle sirène plongea sous l’eau. En attendant le retour d’Èva, Bip et Lily jouèrent au tic-tac-to au bord du rocher. Ils partagèrent aussi le chocolat que la fillette avait apporté.

Une vingtaine de minutes plus tard, les cheveux dorés d’Èva apparurent à la surface.

–       Ça a fonctionné, ça a fonctionné !! Lily, je te dois TOUT ! Tes désirs seront des ordres !

Lily réfléchit un instant à ce qu’elle pourrait demander à Èva. Mais elle n’eut pas à penser très longtemps. Elle demanda :

–       Voudrais-tu être ma grande sœur ?

–       Mais tu n’avais même pas à le demander !

À partir de ce jour, Lily eut une grande sœur et un petit frère. Lorsqu’elle ne jouait pas avec ceux-ci au bord de l’eau, elle cultivait son jardin de plantes, avec lesquelles elle fabriquait toutes sortes d’antidotes pour réparer les gaffes d’Èva et de Bip !  

***

Vous m’avez lancé un défi ? Eh bien voici comment je l’ai relevé…

Le groupe de lecture de madame Annie à l’école le Bois-Vivant s’est demandé si je pouvais inventer une histoire avec les personnages suivants: un vieux grincheux barbu nommé monsieur Rochon, une fille joyeuse nommée Juliette, un savant fou, un monstre extraterrestre et un animal fantastique. Ils ont écrit le résumé: M. Rochon vit dans un jeu vidéo. Un savant fou fait sortir M. Rochon et un monstre extraterrestre du jeu. Et voilà !

Le nouvel ami de Nicéphore

Dans un magnifique village de la Gaspésie vivait Nicéphore Neptune, un grand savant… un peu fou. Il était si étrange, que personne n’avait vraiment envie de le connaître, sauf peut-être sa voisine Juliette, une jeune fille toujours joyeuse. Quand Nicéphore ne tentait pas des expériences bizarres et ne fabriquait pas de machines farfelues, il s’amusait avec ses jeux vidéo. Le pauvre savant fou commençait à se sentir un peu seul…

Un jour, en délivrant pour une vingtième fois la princesse de son jeu vidéo, il eut une idée. « Voilà une jolie demoiselle qui me ferait de la bonne compagnie ! » se dit-il, en remontant ses énormes lunettes sur son nez. Pendant les heures suivantes, il assembla des morceaux de métal, des puces électroniques, des fils bleus, des fils verts et des fils rouges et une grosse boîte. Il brancha le tout à sa console de jeux vidéo et il appuya sur quelques boutons de sa manette. Aussitôt, POUF ! un grand bruit retentit. La boîte se mit à bouger toute seule, de gauche à droite, puis de haut en bas.

Nicéphore sauta de joie sur place. « La princesse ! La princesse est dans la boîte ! », chantonna-t-il. Un long grognement se fit entendre. « Elle est de mauvais poil, on dirait, cette douce dame ! » C’est alors qu’un monstre vert et gluant sortit. Trois yeux ronds regardèrent Nicéphore, qui, effrayé, ne bougea pas d’un pouce. Le savant comprit vite son erreur : il avait fait apparaître le monstre extraterrestre qu’il devait vaincre dans le jeu pour libérer la princesse…

Le monstre n’attendit pas que son hôte l’invite à prendre un thé. Il se servit lui-même dans le garde-manger ! Pendant ce  temps, au moins, Nicéphore pouvait trouver une solution à son problème sans risquer de se faire dévorer. Il pensa tout haut : « J’ai battu ce monstre des dizaines de fois dans le jeu. Comment on s’y prend, déjà ? Ah oui ! Zono le héros doit voler l’aspirateur magique de monsieur Rochon le grincheux. Il faut faire attention pour ne pas que la longue barbe du grognon se coince dans l’appareil, sinon le monstre aura le temps de dévorer la princesse avant que le héros la délivre. Ensuite, il faut placer Zono juste assez près pour aspirer le monstre, mais pas la princesse. Et le tour est joué ! Alors, je n’ai qu’à faire apparaître Zono avec l’aspirateur ! »

Nicéphore appuya de nouveau sur certains boutons de sa nouvelle invention. Le gros POUF retentit une deuxième fois. Puis, la boîte se mit à bouger légèrement. Le savant entendit ensuite un grognement. Ah non ! Pas un autre monstre ! Mais non… c’était plutôt monsieur Rochon le grincheux qui se tenait maintenant devant Nicéphore. Ah zut ! Toutefois, un sourire se dessina sur les lèvres de Nicéphore lorsqu’il aperçut l’aspirateur magique dans les mains du vieux barbu. Le problème était donc réglé ! Nicéphore se racla la gorge, remonta ses lunettes et demanda :

–          Hum… Monsieur Rochon, est-ce que je pourrais emprunter votre aspirateur un moment ?

–          Non, répondit sèchement le personnage.

–          Ce sera pour quelques minutes seulement…

–          Ils disent tous cela, et finalement, ça prend des heures, et ils oublient et… et… je n’ai pas de raisons à vous donner, c’est non !

Nicéphore ne savait plus quoi dire. Il pouvait entendre le monstre extraterrestre tout détruire dans sa cuisine. Il essaya d’enlever l’appareil des mains de monsieur Rochon, sans succès. Ce grincheux était beaucoup plus fort qu’il en avait l’air !

Le savant était désespéré. Jamais il ne réussirait à se débarrasser de la bête. Ni de monsieur Rochon, d’ailleurs. Il s’assit par terre et réfléchit longuement. Pendant ce temps, les personnages de son EX jeu vidéo favori mettaient sa maison sens dessus dessouse. Le gluant dévorait ses meubles et le barbu cassait tout en marmonnant des phrases comme « C’est bien laid, ici ! » ou « Mais quelle horrible lampe ! »

Qui pourrait adoucir monsieur Rochon et le convaincre ? Nicéphore fut alors frappé par un éclair de génie. Il téléphona alors à sa gentille voisine, mademoiselle Juliette.

–          Juliette ! J’ai absolument besoin de ton aide !

La jeune fille accourut. Nicéphore lui expliqua son problème en vitesse. Elle ne saisit pas tout, mais elle accepta de lui donner un coup de main. Juliette s’approcha de monsieur Rochon, qui en était à déchirer les pages d’un dictionnaire.

–          Bonjour, Monsieur Rochon. Je m’appelle Juliette. Je trouve que vous avez la plus jolie barbe du monde. Beaucoup plus belle que celle du père Noël!

Monsieur Rochon s’arrêta net. Il ne sut d’abord pas quoi répondre, puis il grogna un « merci ». Juliette continua :

–          Et cet aspirateur, il est à vous ? Il semble bien exceptionnel ! Est-ce que vous voudriez me le prêter une minute ou deux ?

Pour mieux convaincre le vieux personnage, elle cligna des yeux et lui fit son plus beau sourire.

–          Hum… hum… bien… une minute, pas plus !

Nicéphore s’empara de l’aspirateur avant que monsieur Rochon change d’idée. Il courut jusqu’à la cuisine, puis il actionna l’appareil magique sans plus tarder. VROOOOUP ! Le monstre disparut aussitôt.

Il rapporta ensuite l’objet fantastique à monsieur Rochon, qui s’exclama :

–          J’espère pour vous qu’il n’est pas brisé ! Bon, j’en ai assez d’être ici. Je rentre chez moi.

–          Ça adonne bien, Monsieur Rochon, je vous ai assez vu pour aujourd’hui ! répondit Nicéphore.

Le savant conduisit son indésirable invité jusqu’à la grosse boîte. Il appuya sur un bouton, puis sur un autre et un autre. POUF ! Juliette et Nicéphore jetèrent un coup d’œil sur l’écran de télévision. Monsieur Rochon était de retour dans le jeu vidéo.

Nicéphore demanda à sa voisine :

–          Tu crois que je devrais réessayer de faire apparaître la princesse ?

Juliette fit « non » de sa petite tête blonde et bouclée. Elle ajouta :

–          Mais je crois que j’ai une idée !

Elle courut jusque chez elle, puis revint quelques minutes plus tard.  Elle inséra un disque dans la console de jeux vidéo de Nicéphore.

–          Il y aura moins de risque avec celui-ci !

Grâce au jeu de Juliette, Nicéphore put faire apparaître un nouvel ami, l’ami parfait ! En effet, ce mélange de chien, de girafe et de castor était bien sympathique… et aussi étrange que son nouveau maître !

FIN

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10 commentaires »

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  1. Vraiment très bien!

  2. je te lance un défi de créer une histoire avec ses imformation:

    lieu:toilette objet:chocolat
    personnage:Mme.Ragou
    calité:lanceuse de vache
    métier:dentiste
    défaut:elle marche a 4 pattres

    • Ha ha ! Marie-Ève… Je crois savoir ce qui t’a inspiré un tel défi ! Mon histoire ressemblera peut-être un peu à celle racontée dans ta classe, mais je vais le relever dès que possible !

  3. Très bonne histoire! Mes filles ont adoré.

    • Merci beaucoup ! Je suis bien heureuse qu’elle leur ait plu !

  4. jaimerais que tu fasse une histoire despion

    • Ça me fera plaisir d’écrire une histoire d’espion dès que j’en aurai le temps, Zakary ! En attendant, tu peux lire Le secret de mamie… si tu aimes les espions, je crois que ça te plaira ! Et pour corser encore plus ce défi, je vais le jumeler au défi de Raphaëlle (utiliser les mots incorporation, exfoliation, surpeuplé(ée) et cheminement).

    • Voilà qui est fait Zakary ! Tu retrouveras l’histoire Matt Rouvelcoupab et l’espionne Pythone dans la section Défis relevés de mon blogue !

  5. voulez vous écrire un livre biblio romance avec le nom de Frédérique

    • Haaa ! Mais Frédérique, il y en a déjà un ! J’avoue que c’est un personnage secondaire: il s’agit de la soeur d’Olivia dans Deux vrilles et un amoureux ! Une très chouette fille, d’ailleurs ! 😉


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